Créatures Humanoïdes





Les Elviens & les Fulpois

"Les défenseurs avaient la taille élancée. Ils mesuraient près de deux mètres de hauteur à l'image des héros de sa Sainteté, sauf pour l'Elfe Voldain qui lui était un peu plus petit que les deux autres guerriers. Leur tenue se composait d'un long haubert, une espèce de robe de mailles d'un métal inconnu à la couleur ocre et finement travaillé, et d'un casque à protection nasale forgé dans le même matériau. La plupart portaient en bandoulière un arc long adroitement taillé et ciselé, ainsi qu'une longue dague glissée sur le côté. D'autres brandissaient aussi des lances à la facture tout aussi élégante. Chacun exhibait autour du cou une espèce de talisman étrange, un cercle orange de cinq centimètres de diamètre suspendu au bout d'une lanière de cuir. Une sorte de médaillon dont Oxam remarqua tout de suite l'essence magique... Les traits fins, les oreilles pointues, le raffinement de leur tenue vestimentaire, tout cela les rapprochait étrangement des Elfes. Car les Elviens étaient aussi des créatures sylvestres, s'apparentant à de lointains cousins. C'en était quelque peu dérangeant, sur cette terre dressée au milieu d'un autre plan d'existence. Cependant le vert-pâle de leur peau, le violet profond de leurs cheveux et de leurs yeux, les différenciaient quand même des Elfes de la Flañesse. Sans doute la cause en était la présence des deux soleils verts et des trois lunes d'Ivalia. Les rayons solaires de ces astres devaient jouer sur la pigmentation des Elviens. La Flañesse, elle, était réchauffée par une unique étoile jaune. Les Elfes avaient la peau pâle. Les Elviens l'avaient verdâtre. En somme ce pouvait être à l'origine une seule et même espèce qui aurait évolué dans deux environnements différents…"
Les Elviens de la Citadelle du Bois des Sages, Cycle d'Ivalia, Livre I, chapitre XXI

"L'humanoïde à la peau brune se caractérisait essentiellement par une carrure trapue et un gros ventre proéminent. Son système pileux particulièrement développé lui recouvrait l'intégralité du corps. Et si son visage n'avait pas été celui d'un humain, on aurait pu le prendre pour un singe. Sa face ornée d'un nez large et d'une longue barbe surmontée d'une épaisse moustache était couronnée par une foisonnante chevelure brune et raide qui descendait dans son dos jusqu'au niveau du fessier. Ses yeux aux pupilles d'un noir profond auréolé de lueurs malicieuses dégageaient des effluves de sympathie et dénotaient un comportement joueur exacerbé. La créature s'exprimait dans un langage qui combinait les sons et les gestes. Mais les héros de sa Sainteté n'y comprenaient malheureusement absolument rien. Lorsque Yvain descendit de l'arbre, elle quitta les bras du cavalier et lui sauta dessus dans un élan d'affection spontanée. Alvégor en rit à gorge déployée. Il en était provisoirement débarrassé. "
Faf, le Fulpois, Cycle d'Ivalia, Livre I, chapitre IX

Les Ayaks

" L'espèce de caravane … était constituée d'une file indienne de dizaines d'ouvriers ou d'esclaves, il ne savait pas trop, qui transportaient péniblement des grands sacs bien remplis et des larges paniers débordant d'une sorte de minerai de nature indéterminée. Des gardes armés d'arcs longs et de sabres, protégés par des armures et des casques évasés, escortaient et encadraient à intervalles réguliers la longue file des porteurs. Tout cela aurait pu paraître bien banal si les gardes et les ouvriers confondus n'avaient pas une surprenante démarche balancée qui ne lui était pas inconnue. Car le barbare, à bien y regarder, ne pouvait pas vraiment les qualifier d'êtres humains. Les créatures avaient toutes le dos voûté, les membres alourdis, et l'épiderme foncé recouvert d'une toison abondante de longs poils bruns, roux et orangés. C'étaient des espèces d'hommes-singes qui pour l'heure braillaient avec frénésie dans un jargon simien… "

Cycle d’Ivalia, Livre I, Chapitre VII

" Les soldats étaient un peu plus petits que les Ailenanes. Des petits hommes ou presque, à la pilosité abondante qui virait du brun à l’orangé. A mieux les regarder, ceux-là n’avaient plus grand-chose d’un être humain. Ils ressemblaient plutôt à des orangs-outans ou à de grands babouins, avec la forte odeur animale qui allait de pair. Leurs grognements et glapissements en disaient encore plus long sur leur brillante élocution."

Cycle d’Ivalia, Livre III, Chapitre VIII


Les Gnoviens

"Cinq colosses s'avancèrent d'un pas lourd qui malaxait et faisait crisser les graviers qui composait le sol. Ils encadraient une créature deux fois plus petite et chétive, qui apparaissait bien ridicule aux côtés des énormes humanoïdes qui l'entouraient. - Voilà donc notre comité d'accueil… soupira le Sssage écœuré. Les humanoïdes avoisinaient les trois mètres de hauteur. Ils n'avaient pas vraiment l'air commode. Ils portaient des vêtements noirs et sales renforcés de cuir matelassé et bardé de métal. Des épais bracelets guerriers de cuivre ceinturaient leurs bras et leurs chevilles à la peau crevassée qui virait sur le jaunâtre, tandis que leur chevelure rousse et abondante retombait par paquets drus sur leurs épaules massives. Ils étaient laids, avec des verrues sur le nez épais, et leurs yeux furibonds ne recelaient aucune véritable lueur d'intelligence… Ainsi, ils étaient armés de gourdins hérissés de pointes et de longs couteaux qui ressemblaient plus à de grossières épées rouillées mal aiguisées. Ils étaient costauds, mais ils n'avaient pas vraiment l'air futés, l'inverse pour ainsi dire de la créature qu'ils escortaient."
Cycle d'Ivalia, Livre I, chapitre XXVI

Les Ailenanes

« Ces guerrières farouches avaient coutume de ne porter sur elles, mises à part leurs armes, que de courts et légers vêtements, qui laissaient la plus grande partie de leur corps à découvert. Leurs tenues provocantes dévoilaient et rehaussaient leurs beautés destructrices qui déchaînaient les passions chez les mâles qui venaient à croiser leur route. »
Cycle d'Ivalia, Livre I, chapitre I

Les Falins

« A l’intérieur de la lugubre et sombre cité se dressait un massif temple cyclopéen recouvert par la suie noire à l’instar des autres bâtiments. Des colonnes doriques gigantesques s’élançaient sur toute sa périphérie rectangulaire pour soutenir des frontons fissurés. A l’intérieur du sanctuaire abandonné, dans la vaste salle destinée au culte encadrée par d’épais murs de pierres taillées, plusieurs individus se tenaient rassemblés. Six d’entre eux s’étaient disposés respectueusement debout en demi-cercle, autour du septième appuyé contre les restes d’un autel antique fracassé. Les sept individus, protégés par de longues capes maculées par la poussière, relevèrent les capuches qui recouvraient leurs chefs, dévoilant ainsi leurs gueules de panthères aux canines acérées. Leur pelage noir virait au bleuté, rehaussé par de fines moustaches brillantes. Dans les hauteurs ruinées du temple, une espèce de corbeau à deux têtes croassa bruyamment avant de s’envoler de son perchoir. Plus loin, le fracas des soldats et le cliquetis des armes résonnaient interminablement en se propageant au travers des rues de la cité, balayées par des bourrasques de poussière charriées par les convois de l’armée. »
Cycle d’Ivalia, Livre II, Chapitre II

Les Longs

" Au contraire des Ayaks, les Longs étaient grands et maigres. Leurs corps droits et élancés avaient une peau bleu-pâle, presque translucide, et dénuée de toute pilosité. Mais leurs cheveux se paraient d'un brun foncé qui contrastait avec la pâleur de leur épiderme. Cependant, le plus troublant lorsqu'on les observait, c'était l'éclat orangé qui brillait dans leurs yeux. Leurs prunelles semblaient se consumer comme un lit de braise. Leur regard déroutant lorsqu'il s'attardait nonchalamment sur vous avait de quoi mettre mal à l'aise, même pour les preux de sa sainteté."
" Leurs visages impassibles et refermés, assombris par les larges visières de leur casques de fer, ne laissaient guère transparaître leurs sentiments. "
Cycle d'Ivalia, Livre III, Chapitre XVIII

« Soleils verts et lune bleue. Ciel limpide et sans nuage. Rayons brûlants et vents glacés. Roches agressives et volutes de poussières. Sueurs et gravas. Tambours, trompettes, fracas de cliquetis métalliques, piétinements de caillasses. Les soldats de la Sainte dévalaient par milliers les contreforts montagneux… »
Cycle d’Ivalia, Livre III, Chapitre XIV


Les Raxois

"Des hommes, des femmes, et des enfants à la peau gris-clair, aux cheveux et aux yeux violets,s'entassaient par milliers sur les marches de cette espèce d'amphithéâtre antique. Ils mangeaient en famille les victuailles qu'ils avaient amenées avec eux dans des paniers, ou buvaient au goulot d'outres ou de cruchons certainement remplis de boissons alcoolisées. Certains chantaient, d'autres braillaient ou hurlaient même. Les plus excités se tenaient debout et échangeaient des jurons accompagnés d'une gestuelle sans équivoque qui ne nécessitaient aucune traduction, même pour le barbare pourtant peu doué en matière de communication. La foule semblait gagnée par une ivresse générale dont la cause n'avait d'autre explication que l'arrivée des mystérieux aventuriers. Car la plupart des citadins regardaient avec une farouche curiosité accompagnée de moult commentaires ces nouveaux venus qui constituaient l'essence même de l'ambiance festive qui les avait envahis."

Les Raxois au spectacle de l'arène, Cycle d'Ivalia, Livre I, chapitre XXVI